Le président colombien exhorte le monde à se souvenir des enfants victimes du génocide à Gaza

Le président colombien a exhorté le monde, lundi, à se souvenir des enfants victimes du génocide à Gaza, avertissant que le fait de fermer les yeux sur cette situation exposerait les générations futures à des atrocités similaires.

Petro s’est montré très critique à l’égard des bombardements menés par Israël contre la Bande de Gaza ; bombardements qui ont causé la mort de plus de 39 000 personnes depuis le 7 octobre dernier.

Les enfants du génocide à Gaza que l’humanité ne doit pas oublier, a-t-il écrit dans un post sur son compte de la plateforme X, accompagné d’une photo montrant des enfants morts dans la Bande de Gaza.

Et d’ajouter : Si nous laissons ce crime contre l’humanité passer sous silence, ce sont alors nos enfants qui seront bombardés à leur tour.

La Colombie a déclaré qu’elle soutenait le recours intenté par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice, invoquant des violations de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (CPRCG) de 1948, lors de l’attaque contre la Bande de Gaza.

La Colombie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël le 1er mai, après que le président Petro a qualifié les agissements d’Israël dans la Bande de Gaza de génocide, de même qu’elle a suspendu ses achats d’armes auprès de ce pays.

Le président colombien a comparé la guerre contre Gaza à la campagne d’Adolf Hitler visant à exterminer le peuple juif et a fustigé le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu en déclarant qu’il entrera dans l’histoire comme un génocidaire.

Le gouvernement colombien avait annoncé, en juin, qu’il accueillerait les enfants palestiniens blessés pour leur assurer des soins médicaux.

Faisant fi des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies exigeant un cessez-le-feu immédiat, Israël s’est attiré les foudres de la communauté internationale en poursuivant son offensive meurtrière contre la Bande de Gaza depuis le 7 octobre dernier.

Depuis lors, plus de 39 000 Palestiniens ont été tués, principalement des femmes et des enfants et quelque 90 000 ont été blessés, selon les autorités sanitaires locales.

Plus de neuf mois après le début de l’offensive israélienne, de vastes étendues de Gaza sont réduites à l’état de ruines en raison d’un blocus paralysant qui prive les habitants de denrées alimentaires, d’eau potable et de médicaments.

Israël est poursuivi pour crime de génocide devant la Cour Internationale de Justice (CIJ), qui a enjoint Tel-Aviv de cesser immédiatement ses opérations militaires à Rafah, au sud de la Bande de Gaza, où plus d’un million de Palestiniens avaient trouvé refuge avant que la ville ne soit envahie, le 6 mai dernier.

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