Donald Trump : Personne ne sera expulsé de Gaza
Le Hamas s’est félicité de l’apparent retour en arrière de Trump

Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi soir que personne ne serait expulsé de Gaza, après avoir dit plus tôt cette année que les États-Unis devraient prendre le contrôle de Gaza, en expulser la population et la redévelopper.
Le porte-parole de Hamas, Hazem Qassem, s’est félicité de l’apparent retour en arrière de Trump sur l’appel au déplacement de la population de Gaza.
Il a exhorté le président américain à ne pas s’aligner sur la vision de l’extrême droite sioniste.
Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi qu’aucun Palestinien ne serait expulsé de la bande de Gaza assiégée, tout en poursuivant son projet de prise de contrôle de l’enclave côtière.
Personne n’expulse de Palestiniens, a déclaré Trump en réponse à une question d’un journaliste alors qu’il recevait le dirigeant irlandais Micheal Martin dans le Bureau ovale.
Cette déclaration intervient après que le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite, a annoncé dimanche que Tel-Aviv ouvrirait un nouveau bureau baptisé Autorité de l’émigration sous l’égide du ministère de la Défense pour organiser le déplacement forcé des Palestiniens de Gaza, selon plusieurs médias. Il a affirmé que ce projet bénéficiait du soutien de l’administration Trump.
Divers responsables de l’administration m’ont répété à plusieurs reprises: Nous ne permettrons pas à 2 millions de nazis de vivre juste de l’autre côté de la clôture, a-t-il déclaré en faisant référence aux Palestiniens de Gaza. Il n’y a pas si longtemps, il était tabou d’évoquer le départ des habitants de Gaza, mais aujourd’hui, ceux qui étaient qualifiés de fous sont les plus réalistes.
Non seulement c’est réaliste, mais c’est le seul plan réaliste, a-t-il ajouté, cité par le Washington Post.
Le ministre, qui a déjà nié l’existence même du peuple palestinien, a indiqué que Tel-Aviv travaillait avec l’administration américaine pour identifier les pays susceptibles d’accueillir les Palestiniens déplacés de force.
Ce projet hautement controversé fait suite à une proposition de Trump en février visant à prendre le contrôle de Gaza, expulser les Palestiniens de leur terre et les réinstaller ailleurs. Un plan largement dénoncé par la communauté internationale et qualifié par certains de forme de nettoyage ethnique.