L’armée israélienne réoccupe le Corridor de Netzarim

L’armée israélienne a pris le contrôle de la zone du corridor de Netzarim et se sont dirigés jusqu’à la route de Salah a-Din. Le corridor, d’une longueur de six kilomètres, divise le territoire palestinien en deux parties, l’une au nord et l’autre au sud. Israël l’avait mis en place au début de la guerre lancée en réponse à l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023. Dans le cadre de la trêve avec l’organisation palestinienne islamiste, les militaires israéliens s’en étaient retirés.
L’armée israélienne affirme avoir lancé mercredi une série d’opérations terrestres ciblées dans la bande de Gaza. Elle explique vouloir créer une zone tampon entre le nord et le sud du territoire palestinien.
Dans le même temps, l’armée déclare avoir déployé une brigade dans la partie sud de la frontière avec Gaza, afin de préparer de futures actions sur le territoire palestinien.
Il s’agit de la première incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu-temporaire le 19 janvier dernier. Avant ces opérations terrestres, Israël avait repris, dans la nuit de lundi à mardi, les frappes aériennes sur la région, faisant plus de 900 morts en moins de 48 heures, selon le ministère de la Santé du Hamas.
Plus tôt dans la journée, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait adressé un avertissement aux Gazaouis dans une vidéo en hébreu diffusée par son bureau. Si tous les otages israéliens ne sont pas libérés et si le Hamas n’est pas complètement sorti de Gaza, Israël prendra des mesures d’une envergure jamais vue jusqu’à présent. Nous vous conseillons de suivre le conseil du président américain: libérez les otages et débarrassez-vous du Hamas, avait-il lancé.
Mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait averti que les frappes de la nuit précédente n’étaient que le début et que désormais les négociations sur la libération des otages ne se dérouleraient que sous le feu.
Le Hamas n’a pas refermé la porte des négociations, mais nous insistons sur le fait qu’il n’y a aucun besoin de nouveaux accords, a pour sa part déclaré mercredi à l’AFP un de ses dirigeants, Taher al-Nounou.
Le directeur exécutif du Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (Unops) a confirmé mercredi début d’après-midi qu’au moins un employé de l’ONU avait été tué dans des explosions et qu’au moins cinq avaient été très grièvement blessés. Je suis choqué et dévasté par cette tragique nouvelle, a déclaré Jorge Moreira da Silva.
Les bâtiments de l’Unops, situés à Deir el-Balah, ont été touchés vers 11h30 mercredi matin. D’autres frappes avaient déjà visé la zone hier/mardi et avant-hier/lundi, sans faire de victimes.
Ce n’était pas un accident. Ce qui se passe à Gaza est inadmissible, a affirmé le directeur de l’Unops. Je suis choqué et dévasté par cette tragique nouvelle. Les travailleurs et installations de l’Onu ne devraient jamais être pris pour cible. Mes sincères condoléances aux personnes concernées.