Les Houthis mènent une attaque de drone contre une cible militaire à Tel Aviv

Le porte-parole militaire des Houthis du Yémen, a déclaré tôt samedi que son groupe avait lancé une nouvelle attaque de drone contre une cible militaire à Tel Aviv, ainsi qu’abattu un drone espion américain au-dessus de la province yéménite de Saada (nord).
Dans une déclaration diffusée par la chaîne Al-Massira, contrôlée par les Houthis, il a dit qu’un missile sol-air avait abattu un drone Giant Shark F360 au-dessus de la province de Saada.
La veille, M. Sarea avait affirmé que son groupe avait mené deux attaques contre le porte-avions USS Harry S. Truman et le groupe aéronaval l’escortant dans le nord de la mer Rouge. L’armée américaine n’a pas fait de commentaire.
Le président américain Donald Trump a publié vendredi 4 avril une vidéo censée montrer des dizaines de combattants houthis tués lors d’une frappe américaine au Yémen, légendée d’un oups, sur son réseau Truth Social.
Les images, en noir en blanc et prises depuis une vue aérienne – comme si elles avaient été filmées par un drone militaire – montrent plusieurs dizaines de personnes rassemblées en rond, en ligne de mire d’abord, puis bombardées. S’ensuivent une épaisse fumée, puis des plans sur le site bombardé, où il ne reste rien, si ce n’est quelques voitures.
Mardi 1er avril, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, saluait plus de 200 frappes réussies contre les Houthis, dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et les rebelles yéménites. Washington a par ailleurs annoncé en début de semaine l’envoi d’un deuxième porte-avions au Moyen-Orient.
Les tensions entre les Houthis et l’armée américaine se sont aggravées depuis que Washington a lancé le 15 mars de nouvelles frappes aériennes sur le Yémen afin de dissuader les Houthis d’attaquer des navires marchands et des navires de guerre en mer Rouge et dans le golfe d’Aden.
Les Houthis disent que leurs attaques visaient à faire pression sur Israël, soutenu par les Etats-Unis, pour qu’il mette fin à son offensive dans la bande de Gaza et autorise l’acheminement d’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne.