Liban : Formation d’un nouveau gouvernement dirigé par Nawaf Salam

Après trois semaines de tractations, le Premier ministre Nawaf Salam et le président libanais Joseph Aoun, sont parvenus à s’accorder sur un nouveau gouvernement. Mettant fin à plus de deux ans d’intérim puisque le gouvernement sortant se contentait, pour l’essentiel, d’expédier les affaires courantes depuis mai 2022.

Le nouveau gouvernement comprend 24 membres, dont cinq femmes ainsi que des personnalités connues comme Ghassan Salamé, ancien émissaire de l’ONU en Libye. Il se réunira pour un premier Conseil des ministres mardi, en fin de matinée.

Un nouveau gouvernement dirigé par Nawaf Salam a été formé samedi au Liban après plusieurs semaines de difficiles tractations. Mettant ainsi fin à plus de deux ans de gouvernance intérimaire dans le pays profondément marqué par la récente guerre entre Israël et le Hezbollah.

Le Premier ministre libanais a dit espérer que son nouveau gouvernement serait un gouvernement de réforme et de salut, dans une déclaration télévisée quelques instants après la formation de son cabinet. Ajoutant qu’il s’efforcerait de rétablir la confiance entre les citoyens et l’Etat, entre le Liban et ses voisins arabes, et entre le Liban et la communauté internationale.

L’ONU a salué samedi la formation du nouveau gouvernement, qui annonce un nouveau chapitre plus radieux pour le pays, a estimé la représentante des Nations unies pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon un communiqué de son bureau. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a aussi publié un message de félicitations au gouvernement Nawaf Salam sur son compte X (ex-Twitter).

Le nouveau gouvernement sera celui de la réforme et du sauvetage, a annoncé Nawaf Salam expliquant qu’il souhaite instaurer l’Etat de droit, donc poser les bases de la réforme et du sauvetage, pour lancer avec le président le chantier du Liban nouveau. Et d’insister sur le fait que la réforme est la seule voie pour un vrai changement, avec la sécurité, l’application de la résolution 1701 et le retrait israélien des villages et zones encore occupés du Liban-Sud.

Alors que le gouvernement sortant de Nagib Mikati était uniquement chargé de l’expédition des affaires courantes depuis les élections législatives de mai 2022, celui de Nawaf Salam aura la lourde tâche de mettre en oeuvre les réformes nécessaires pour débloquer des milliards de dollars auprès des donateurs internationaux, de superviser un fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah et de reconstruire le pays.

La communauté internationale a longtemps exhorté le Liban à mettre en place des réformes pour débloquer des milliards de dollars destinés à stimuler une économie minée depuis 2019 par une crise financière. Le nouveau gouvernement devra donc revoir les accords, notamment avec le Fonds monétaire international (FMI), et préparer les élections législatives.

Avant que le nouveau gouvernement ne puisse exercer ses pouvoirs, il doit rédiger une déclaration ministérielle qui doit être soumise à un vote de confiance au Parlement dans les 30 jours. Le Parlement libanais, qui compte 128 sièges, est principalement dominé par des partis traditionnels à base confessionnelle.

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